Et si la Dystopie était politique?

La dystopie et la politiqueCapture d’écran 2018-10-29 à 20.21.22

 

Suivant la définition du LAROUSSE :

« Société imaginaire régie par un pouvoir totalitaire ou une idéologie néfaste, telle que le conçoit un auteur donné. »

 Il est temps de sortir la Dystopie de sa vision fictionnelle faussement élitiste. Est-elle politique ?

 S’il vous arrive de rechercher les causes d’un échec politique, vous vous apercevrez qu’il vient d’un élément néfaste ou plusieurs déjà contenus dans le projet   lors de son élaboration. Le hasard n’a pas sa place. En ce sens le projet est Dystopique.

Il ne suffit pas qu’un projet ait l’assentiment d’un groupe influant, par exemple un mouvement révolutionnaire ou recueille la majorité lors d’une élection pour croire qu’il est vrai au sens politique c’est-à-dire qu’il faut en attendre un résultat positif.

 C’est dans son élaboration que réside le succès ou non. Chaque élément doit être radiographié avec soin. Qu’il ne subsiste aucune faute, aucun oubli, qu’aucune incohérence qui par la suite ne surgisse et mette à mal le déroulement du programme.

 Dans l’acte politique, dès que quelques centaines de personnes sont concernées, voire des milliers, dépasser le milliard et que dire d’un peuple dans son ensemble, dès lors la Dystopie s’insinue, intervient. Le résultat est toujours néfaste.  Elle surprend par les chemins qu’elle empreinte et sa détection s’avère difficile.

 La presse regorge d’exemples. Ici c’est une partie de la population qui se sent délaissée, mais n’arrive pas à formuler son ressenti, elle l’exprime sous des aspects, aussi divers que contradictoires, empêchant une reconnaissance cohérente. Là un échec diplomatique cuisant pourtant aisé à prévoir pour une diplomatie avertie. Ailleurs, une révolte qui soudain éclate dans une nation réputée pour sa sagesse.

 Ah ! Si les décideurs, enrichis des connaissances des dangers de l’universalité de la Dystopie, orientaient leur savoir-faire pour assurer le bien de l’Humanité? On ne peut que les encourager à regarder de près ces écrits considérés trop légèrement d’imaginaires.

  J’ai situé : ‘’Le Jardin des Hespérides’’, à une période suffisamment éloignée pour éviter toute tentative de récupération partisane.

 

 

Réflexions de l’Auteur sur sa création

        Je suis parti de trois situations connues de tous : le réchauffement de la planète, le rétrécissement des terres émergées qui en est une conséquence et l’augmentation mondiale de la population. Nous serons à l’horizon du quatrième millénaire 15 milliards et même plus, que des spécialistes n’hésitent pas à qualifier de bombe à retardement. L’Afrique dès 2050 aura doublé sa population alors que déjà, elle est incapable de la nourrir. L’immigration ne fait que commencer.

         Ce constat alarmant engendre une peur panique qui d’une façon insidieuse s’infiltre dans les consciences et nos gènes au point de perturber le bon fonctionnement de nos sociétés, en un mot de les fragiliser.

         Devant l’adversité, l’homme poussé dans ses derniers retranchements est capable et sait réagir. J’explore des voies, ouvre des portes, trace des chemins.

          Par exemple on sait que le Pôle Nord débarrassé de ses glaces, va devenir un désert inculte. Au lieu de se lamenter pourquoi ne pas utiliser ces surfaces libérées par le permafrost en y construisant une gigantesque couronne d’éoliennes encerclant le pôle, voilà une idée innovante ! Modulable à souhait capable d’alimenter en énergie une grande partie de l’hémisphère nord et pour ne rien gâcher, de fédérer les peuples !

            Va se poser le problème crucial de nourrir une population en perpétuelle augmentation et éradiquer une famine qui continuerait de courir. Là aussi, les solutions existent. Elles sont déjà dans les tuyaux, pour palier à la défiance de protéine, je veux évoquer les viandes artificielles ! On libère des surfaces importantes pour la culture des céréales, soja, riz, et aussi pour augmenter la surface de forêts grandes absorbantes de gaz carbonique, sans oublier la nécessité de se loger. Avec en prime une diminution du méthane dans l’air, gaz particulièrement dangereux.

            La régularisation de la population grande question ! Elle se fera naturellement quand la sérénité sera acquise, quand on ne procréa plus pour survivre. Quand comme en Afrique on cessera de s’obliger à multiplier les naissances pour espérer qu’un nombre suffisant survive pour assurer la continuité de la famille et subvenir aux besoins des anciens, très important dans les familles africaines, la partie sera alors largement gagnée. Ce sera long mais ça viendra.

           Quels seront les schémas retenus ? L’avenir nous le dira. Soyons conscient qu’une société idéale est une illusion, mais on peut y tendre. Il suffit, à chaque action positive qui engendre automatiquement son opposé négatif, que ce dernier ne vienne troubler les bonnes intentions. Plus l’écart sera important, plus important sera le bénéfice. Mais restons attentif, que la dystopie ne régularise de nos vies à sa manière !

             Ce sont là quelques thèmes qui sont développés dans :

                                   LE JARDIN des HESPERIDES.

              Claude Morivilly.   www.compagnie-litteraire.com

          

 

 

 

Le Jardin des Hespérides

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La planète est soumise à une double menace, son réchauffement et une démographie galopante. L’homme n’y prêta guère attention tant que sa perception n’influence son quotidien.

La recherche de solutions devint urgente. Les tentatives pour fédérer les bonnes volontés échouèrent tant qu’elles ressortaient des États, d’où l’idée de se réunir au plus haut niveau ce qui permis de prendre la décision déterminante de remplacer les sources fossiles responsables de cette situation par des sources naturelles que sont le vent et le soleil.

On respirait, on croyait maîtriser le réchauffement, nous n’étions pas au bout de nos peines, les méfaits de la démographie nous guettaient. Très vite on s’aperçut que le taux de C0² dans l’atmosphère après avoir baissé remontait, la cause le rejet propre de l’individu, amplifiée par une démographie galopante. Un programme audacieux limitant ses rejets fut mis en place, connu sous le nom de plan du Kronotsky, en référence à une mutation naturelle très éclairante.

Enfin la récompense, après ces efforts surhumains nous avions réussi à construire une société qu’il n’est pas exagéré de qualifiée idéale.

L’homme a tout pour être heureux, plus de contrainte, pas de servilité. Il peut agir selon son bon plaisir, aucun obstacle ne se dressera sur son chemin. Une liberté, une sécurité comme il n’avait jamais connues. Un contrat parfaitement rempli, personne ne peut se plaindre de sa situation. Prétendre que la part laissée à notre libre arbitre, nous ne savons que faire, est une hérésie.

Une société heureuse peut se passer ‘’des médecins de l’âme’’, ils ne peuvent que perturber, sans bénéfice pour l’individu. Leur suppression ne surprit personne. Pour des cas de fragilité, n’étant que sporadiques, a-t-on consenti à la mise en place de lieux de ressourcement : classé administrativement sous la qualification de jardin d’individualité, reconnu surtout sous le vocable moins austère de  Jardin des Hespérides.

Des nuages s’accumulent dans ce ciel de liberté sans que leur présence n’alerte. D’abord un individu que l’on nommera le ‘’ sage’’ car son identité restera inconnue, a le culot de venir troubler la quiétude du lieu de ressourcement le plus célèbre d’entre eux. Un simple incident aux conséquences limitées si son discours ne connaissait pas un retentissement qui arrivera aux oreilles des plus grands de ce monde. Un personnage insaisissable au point que sa réalité, mise en doute, cherchez à le connaître s’avère dangereux, un journaliste trop curieux y laissera la vie.

La situation restait encore maitrisable tant qu’une nouvelle affaire d’un autre ordre ne vienne la télescoper.

Réapparu un dénommé Bernin, un généticien de renom que l’on croyait mort, ses travaux pourtant contestés ne cessaient d’intéresser la communauté scientifique. Bien que la réalité de sa personnalité semble parfaitement établie, elle apparait fluctuante. L’approcher ou simplement le cerner pose de sérieux problèmes à celui qui s’y frotte.

Ces deux affaires a priori n’avaient rien à voir. On apprendra que cette situation résultait de la rivalité des deux principaux acteurs, mais le mal fait. De fil en aiguille elle provoquera des désordres au début peu perceptibles puis enfleront et finiront en de véritables séismes incontrôlables.